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N°70 – Lettre ouverte au Président

Monsieur le Président de la République,

Recevez tout d’abord nos très sincères félicitations.Demain, après quelques jours de bonheur et de repos bien mérités, la réalité du lourd costume de chef d’état va vite reprendre ses droits. Nous en sommes tous conscients, votre tâche est immense !

Les nuages de la lourde crise économique que nous traversons, peuvent revenir encore plus sombres… alors que vous devez trouver de la croissance et désendetter l’état, et ceci en même temps !

Vous ne pourrez réussir que si vous êtes le Président de tous les Français et non pas celui de votre famille politique.

Vous ne pourrez réussir, que si vous persuadez les entrepreneurs Français de redoubler leurs efforts pour embaucher… et non pas pour payer plus d’impôts !

Les impôts !! Ce n’est pas péjoratif de vous en parler puisque tous les candidats à l’élection présidentielle ont promis des hausses d’impôts !

Nous savons tous aussi, qu’après une campagne Présidentielle, les idéologies des uns ou des autres retrouvent leurs placards respectifs, pour être vite supplantées par le rituel incessant des problématiques à régler.

Des réalités qui vous forceront peut-être à innover et à sortir des sentiers battus, pour ne pas dire du programme prévu. Aussi, permettez-nous, M. le Président, et avec toute l’humilité nécessaire, de vous susciter une proposition, souvent proposée par de nombreux fiscalistes de haute tenue, dont un prix Nobel.

Vous le savez M. le Président, la France, consacre plus de 56 % de sa richesse nationale aux dépenses publiques, contre seulement 43 % en moyenne pour les pays de l’OCDE.

Malgré le fait que nos impôts soient les plus élevés d’Europe, nous percevons bien que cela ne marche pas, que la croissance s’éloigne et que la pauvreté augmente.

Pourquoi ne pas « copier » ce qui a déjà « fonctionné » ailleurs !! Par exemple d’accroître la base de l’assiette de l’impôt.

En clair plus d’imposés, mais avec des taux plus bas qui iraient de 5 % à 25 %.

Tous les pays qui ont fi ni par faire ce choix, ont connu leurs meilleures recettes fiscales… et tous les leaders politiques, qui l’on appliqué ont tous été réélus. « Trop d’impôts, tue l’impôt » dit-on.

Nous pourrions citer de nombreux exemples, où lorsque les prix ou les charges ont baissées, nous remarquons des chiffres d’affaires en augmentation ou encore des investissements plus nombreux, pour cause de meilleurs résultats.

C’est le cas de la grande distribution, qui est devenue incontournable lorsqu’elle a baissé ses prix !! C’est le cas de la restauration qui a été sauvée par la baisse de la TVA et qui rapporte plus de rentrées fiscales qu’auparavant !!

C’est le cas du bâtiment, qui a stoppé l’hémorragie du travail au noir, en baissant elle aussi son taux de TVA pour le particulier !! Pour ces 3 exemples, les emplois eux ont aussi fortement progressés !!

Certes les hausses d’impôts permettent d’agir, sur le déficit… mais n’est-ce pas une vision à court terme ?

M. le Président de la République, vous le savez, peu importe le niveau social de chaque Français, qu’il soit en bas ou en haut de l’échelle, chacun souhaite pour lui et les siens que sa propre situation financière s’améliore… Bref, personne ne refusera de gagner plus !

L’établissement qui vous écrit aujourd’hui est passé de 36 à 46 salariés depuis la baisse de la TVA en 2009. Il est fier de son engagement social, mais il a peur de nouvelles décisions fiscales qui pourraient dégrader les résultats nécessaires à l’équilibre de l’entreprise.

La Vendée est une terre d’entreprises familiales qui ne délocalise pas. Bien au contraire, ici tout est souvent construit sur la symbiose positive qui existe entre les salariés et leurs décideurs.

Mais, pour continuer à croire en l’avenir, ne faudrait-il, M. le Président, que notre pays se dote d’une stratégie fiscale qui encourage la création des richesses et donc d’emplois. La meilleure manière peut-être de fonctionner enfin avec  « bon sens ».

Cet encouragement que nous souhaitons vous voir prendre, M. le Président, ne rapportera pas simplement plus de recettes fiscales à la France, mais construira aussi l’image d’un pays où il fait bon entreprendre et créer des emplois.

Avec notre haute considération, permettez- nous M. le Président, de vous souhaiter courage et réussite pour votre quinquennat.

L’édito du Clemenceau